• Rayon Violet

S'unir aux idéaux, se libérer des désirs

Entretien avec les Énergies du Maître Saint-Germain

 

Le 23 janvier 2006, Montréal (Québec)

 

 

Maître et Disciple de vous-même, accueillez notre Amour.

 

S’il vous sied, fermez vos yeux, et derrière vos yeux clos, respirez consciemment. Inspirez la Lumière, inspirez la Connaissance subtile jusqu’au plus profond de votre Être, et à l’expiration, abandonnez vos tensions, abandonnez vos préoccupations. Autorisez tout votre Être à se détendre. Ne soyez plus dans l’attente d’information, de connaissances extérieures intellectuelles. Permettez à votre Être de rencontrer sa véritable vibration.

 

Inspirez profondément dans la conscience que le souffle qui vous pénètre éveille en vous les connaissances cellulaires, stimule votre vibration, dans la conscience que ce souffle est en soi la présence de toutes les formes de vie qui se manifestent à l’intérieur de vous. Après l’inspiration, suspendez le souffle quelques secondes afin de permettre à ce que, par ce souffle, la vie sous toutes ses formes puisse s’imprégner dans vos cellules, puis expirez longuement, sans effort, dans la conscience que le souffle que vous rendez est votre offrande à la vie, car il porte vos vibrations, votre connaissance, votre lumière, votre teinte particulière.

 

Ainsi, lorsque vous inspirez, vous accueillez la vie. Elle éveille en vous votre essence et, lorsque vous expirez, vous offrez à la vie ce que vous êtes : votre essence. La respiration consciente permet à l’Être de s’unir à lui-même et à la vie sous toutes ses formes. Elle permet à l’Être de ressentir un espace d’intimité qui se crée en lui. Elle permet à un monde réel, vibratoire de renaître, et au calme et à la paix profonde d’émerger dans cet espace d’intimité.

 

Tant et aussi longtemps qu’un Être n’autorise pas cet espace d’intimité, alors sa recherche est extérieure et vaine. Respirez consciemment, et goûtez votre présence, votre vibration. Voguez dans cet univers intérieur qui permet à l’Univers tout entier de se manifester. Autorisez-vous, pour un moment, à ne plus chercher mais à être, comme si plus rien n’avait d’importance que votre Être vibrant dans l’Univers.

 

Dans cet état de disponibilité à vous-même, alors l’inspiration profonde se présentera. L’inspiration réelle est en soi une vibration qui guide l’Être à s’exprimer dans cette incarnation, donc à faire ses choix d’expression en relation avec sa nature véritable, universelle, et en relation aussi avec son essence, ce qu’il est véritablement, son individualité. L’inspiration peut être présente lorsque l’Être, lui, est présent, à l’Univers, au subtil, à la lumière. Cette inspiration sera un guide véritable.

 

C’est ainsi que l’Être peut redevenir Maître et à la fois Disciple de lui-même, car aucun Être ou aucune force dans cet Univers ne peut pour vous créer cet espace. Si les Êtres autour de vous, qu’ils soient vivants ou qu’ils soient de lumière, peuvent, par leur vibration, stimuler votre sensation, votre reconnaissance, vos aspirations, ils ne peuvent pas pour vous créer la disponibilité. Il faille que l’Être autorise cette disponibilité, et si souvent, vous pouvez observer les Êtres recherchant autour d’eux, à l’extérieur d’eux les informations, les connaissances qu’ils pourraient utiliser pour transformer leur vie, et certes, ces connaissances existent. Toutefois, quelles sont ces connaissances qui sont justes pour chacun des Êtres?

 

Comment l’Être peut-il reconnaître à l’extérieur de lui ce qui est juste? « Il le reconnaîtra – direz-vous – par une sensation, une perception, une intuition, une inspiration ». Or, ces sensations, perceptions, inspirations ne peuvent être réelles si l’Être n’est pas au tout début dans cette autorisation de se ressentir lui-même. En d’autres termes, l’extérieur n’est pas vain. L’extérieur est fort utile à l’Être, tant pour lui transmettre des éléments que pour l’appeler vers une voie, mais les sollicitations de l’extérieur sont si nombreuses qu’il faille que chaque Être puisse distinguer, discerner ce qui fait sens, ce qui est juste de ce qui ne l’est pas.

 

Or, chacun d’entre vous a pu expérimenter maintes fois le discernement et la difficulté que ce discernement présente, en retrouvant que seule la présence à soi-même permettra à ce discernement d’être tout à fait juste, car le discernement de l’un, entre différentes voies pour ressentir la sienne, est fort différent du discernement de l’autre, vers une autre voie ou vers la même. Chaque Être est différent, bien que sa nature soit universelle.

 

Nous allons, en ce jour, nous entretenir d’idéaux et de désirs, et bien sûr, ces thèmes sont présents au cœur d’une voie réelle de transformation de l’Être. Or, lorsqu’un Être ne s’est pas rendu disponible à lui-même, alors il ne saisira pas comment les désirs peuvent l’entraîner vers sa destruction. Il ne pourra pas entendre. Il aura de la difficulté à comprendre. Il ne pourra pas discerner, même, souvent, la différence entre l’idéal et le désir.

 

En ces termes, nous entendons que, déjà, pour qu’un Être choisisse de se libérer de ses désirs pour s’unir à ses idéaux, il faille qu’il se soit autorisé à rencontrer sa vibration. Il faille qu’il ait déjà intérieurement choisi d’être disponible dans une voie vers la maîtrise, dans une voie de réalisation, car sinon, il interprétera au premier niveau que la libération de désirs consiste à une voie d’ascétisme, une voie de restriction, une voie sévère et qui l’entraîne dans une solitude, ce qui serait une interprétation faussée associée à ses désirs.

 

Au contraire, d’entrée de jeu, nous vous dirons : Soyez rassuré. Nous n’allons pas tenter de vous convaincre d’éliminer de votre vie ce qui vous offre des joies du quotidien, et même certaines satisfactions du quotidien. N’ayez crainte, il ne s’agit pas que vous deveniez des ascètes pour redevenir des Maîtres. Au risque de vous étonner, et même au risque de vous choquer, nous vous dirons : Au contraire, nous allons vous suggérer de redevenir des esthètes, des Êtres qui peuvent jouir de la vie sous toutes ses formes, car le Maître n’est pas un Être solitaire qui, dans sa hutte ou dans sa grotte, tente de faire le vide pour ne plus souffrir en attendant le paradis. Au contraire, le Maître est un Être qui, dans sa voie, va goûter chaque instant de cette vie incarnée, en retirer des joies réelles, et même davantage, des extases, et pour ce faire, il n’aura pas à s’éloigner de tout ce qui permet à l’Être de ressentir la vie.

 

Vous voilà rassuré, espérons-nous. Détendez-vous!

 

La libération des désirs ne consiste pas à éliminer ce que vous entendez comme joies du quotidien, au contraire. Nous allons ensemble observer les désirs comme ces éléments qui apportent les tensions, apportent les contractions, créent les douleurs, et même les déséquilibres et la destruction des Êtres. Le désir n’est pas ce qui apporte la sensation joyeuse et agréable.

 

Souvent, les Êtres semblent refuser une voie de conscience spirituelle, car ils identifient cette voie à un refus de tout ce qui, dans leur vie, jusqu’à maintenant leur a offert des plaisirs, pour aller vers ce qu’ils n’ont pas encore rencontré et qui devrait leur offrir une joie extatique. Alors, tant et aussi longtemps que l’Être se voit proposer une extase ultime inconnue contre des joies réelles connues, vous direz: «N’est-ce pas naturel qu’il ait une hésitation?»

 

Bien sûr que lorsque l’Être entre dans une voie de souffrance, d’insatisfaction et de déséquilibre, le voilà plus disposé à observer ou à comprendre ou à identifier la source de ses douleurs. Chacun d’entre vous, dans cette incarnation et dans d’autres, a connu des douleurs, et nous vous dirons: «N’est-ce pas suffisant? N’avez-vous pas suffisamment connu d’inconforts et de douleurs pour vous permettre d’aller vers des choix sans qu’ils ne soient imposés par de nouvelles douleurs?»

 

Vous savez, chères Âmes, les Êtres humains ne sont pas venus sur cette Terre pour vivre la douleur. Il y a quelques méprises qui furent transmises abondamment dans ce monde. Certains ont transmis qu’il faille souffrir pour gagner des moments de joie, pour mériter un paradis. Or, ces Êtres étaient aussi des hommes et la souffrance dont ils parlaient était soit une forme de soumission à leur propre pouvoir ou associée à une incompréhension de la nature même de ces souffrances.

 

En d’autres termes, les Êtres qui ont transmis que, sur cette Terre, il fallait souffrir afin d’épurer les péchés ont soit mal saisi la nature même de la souffrance ou soit voulu assujettir les Êtres. Or, cette ère est terminée. L’humanité a suffisamment souffert et peut se présenter, maintenant, dans une nouvelle disponibilité à comprendre quelle est la source de la souffrance, ses attachements ignorés et quelle est la voie réelle de la joie pure, son expression réelle, souvent aussi ignorée.

 

Il faille bien que nous puissions nous entendre sur le terme désir. Le désir est associé à un ensemble d’éléments sur lesquels un Être projette la source ou la stimulation d’un bonheur. En d’autres termes, lorsqu’un Être porte en lui des désirs, c’est qu’il a, consciemment ou inconsciemment, identifié que l’obtention, l’acquisition, la présence des éléments qu’il désire dans sa vie permettront une joie, un bonheur. Il s’agit donc d’une projection. Il projette son attente de joie vers un élément, et cet élément peut être un objet, un Être, une forme de vie.

 

Donc, associée au terme désir, il y a une projection et donc, naturellement une forme d’attente, dans cette projection. Nous entendons, par projection, qu’il y a dans le désir une pensée associée à ce que l’élément désiré puisse, par son pouvoir, créer un environnement intérieur différent. L’Être projette son pouvoir sans s’en rendre compte, souvent, ou il accorde un pouvoir véritable à l’objet ou aux objets de ses désirs.

 

Donc, il y a une projection et une attente, et bien sûr, s’il y a une attente, il y a un risque de dépendance, bien que ce terme ne soit pas doux à vos oreilles. Les Êtres n’aiment pas ce terme de dépendance, et qu’il en soit ainsi. Moins ils l’aimeront, et plus ils pourront être vigilants. Or, il y a certes un risque de dépendance aux objets des désirs, mais aussi aux désirs eux-mêmes, car certains vont pouvoir continuer leur route dans cette vie, continuer leur sensation de vivre, non pas parce qu’ils ont obtenu la satisfaction de leurs désirs, mais parce que les désirs sont si présents qu’ils offrent une sensation de nourriture.

 

En d’autres termes, leur espoir est dans leurs désirs, et même s’ils n’ont pas obtenu de réponse à ces désirs, ils auront peur que s’il n’y avait plus ces désirs, il n’y aurait plus rien. Alors, ils sont donc attachés ou en dépendance de ces désirs pour pouvoir continuer à vivre. Alors, le désir est associé à un espoir. Vous voyez? Donc, projection, attentes, dépendance, espoir.

 

Lorsque l’Être est véritablement dépendant d’un désir, il vaille peut-être mieux qu’il n’obtienne pas ce désir, parce qu’il pourrait être fort déçu. Et s’il vit d’espoir et que le désir se manifeste et qu’il est déçu, désillusionné, que reste-t-il? Il n’a ni le désir – puisqu’il a été comblé – et à la fois, ce qui l’a comblé, le désir, n’a pas comblé l’Être. Alors, vous serez certainement étonné, dans votre parcours, d’observer des Êtres qui ont des désirs qu’ils ne veulent pas combler parce que, intérieurement, et peut-être même inconsciemment, ils savent que le désir comblé risquerait de les décevoir.

 

Il y a tout un environnement associé aux désirs qui entraîne l’Être dans une forme d’emprisonnement de lui-même et d’illusion. Il est donc important que l’Être puisse comprendre mieux cette notion de désir. Alors, nous allons vous proposer d’observer ensemble ce que sont les désirs, ce que sont les idéaux, afin de pouvoir mieux, par la suite, inscrire quelles sont les façons de se libérer de ces désirs pour mieux s’unir à ce qui inspirera l’Être de façon équilibrée, les idéaux.

 

Mais bien sûr, si souvent, vous avez lu ou entendu: «Libérez-vous de vos désirs qui vous assaillent, vous avilissent, vous alourdissent et vous détruisent». Si la proposition est claire dans sa formulation, il faille comprendre aussi pourquoi, quelle est la nature des désirs, qu’est-ce qui les fait naître et pourquoi il faille s’en départir. Sinon, cela devient un ordre ou une proposition vers l’inconnu, et tant que l’Être fait face à l’inconnu, il lui faudra de grandes souffrances pour changer. Cela est tout à fait naturel, et il ne faille pas le juger.

 

Face à l’inconnu, pourquoi un Être s’y dirigerait-il, alors qu’il y a des voies plus connues? La seule raison pour laquelle l’Être irait vers l’inconnu est que le connu est trop souffrant. N’est-ce pas normal? N’est-ce pas indéniable? Si vous avez une vie joyeuse, confortable, satisfaisante, amoureuse, lumineuse, pourquoi changeriez-vous? Même si l’on vous disait : Vous aurez un peu plus d’amour, un peu plus de lumière. Si vous êtes comblé dans l’amour et la lumière, vous ne changerez pas. Vous allez changer si vous n’êtes pas comblé.

 

Et comment sentirez-vous que vous n’êtes pas comblé? Parce que vous êtes inconfortable ou parce que vous êtes dans un déséquilibre ou dans une douleur. Cela est naturel. Cela ne signifie pas qu’il faille vivre la douleur. C’est pourquoi nous vous disons déjà : Chacun d’entre vous a suffisamment d’expériences associées aux désirs pour mieux comprendre quelle est leur nature.

 

Lorsqu’un Être se présente sur cette Terre, il porte en lui une fibre universelle et à cause de celle-ci, donc de sa nature universelle, il est naturellement un Être en mouvement et dans un mouvement créateur. Chaque élément de l’Univers est en soi une cellule, une cellule photolumineuse en mouvement, et ce mouvement fait en sorte que le monde et l’Univers se transforment continuellement. C’est cela, la création perpétuelle.

 

Comme chaque particule de l’Univers est en mouvement, l’Univers n’est jamais terminé. Il se crée et se recrée continuellement. Comme un Être humain est un ensemble de particules lumineuses, un ensemble de cellules, il est par nature et par définition lui aussi en mouvement, à se transformer continuellement, et sa transformation est sa création à lui et aussi son apport à une création perpétuelle. Tant et aussi longtemps qu’un Être humain est identifié à son corps sur cette Terre, alors il aura de la difficulté à abandonner, à lâcher prise des satisfactions qui ne sont que corporelles ou limitées.

 

C’est pourquoi, si souvent, nous vous rappelons que vous êtes des cellules lumineuses en mouvement, que vous êtes créateur, que ce qui permet une joie véritable en vous, un bonheur, c’est ce mouvement libre de l’Être, cette création jamais terminée, cette transformation continue, alors que lorsque vous voulez arrêter le mouvement, arrêter le temps, arrêter la création, vous diminuez ainsi votre rythme vibratoire, vous créez des alourdissements, des cristallisations, des inconforts.

 

Si l’Esprit même peut s’enfermer, le corps, lui, peut se cristalliser et créer des souffrances, psychiques et physiques, associées à une réduction du mouvement, à une fausse interprétation que la joie est associée à un état fixe, alors qu’au contraire, la joie réelle d’un Être est son mouvement continu, sa transformation continue. Il est intéressant de le saisir.

 

Actuellement, dans ce monde, le rythme vibratoire est en accélération continue et ce monde est en transformation. Vous pouvez l’observer plus que jamais auparavant. L’Être humain dans son individualité a à être disponible à cette transformation et tenter de reconnaître que, dans cette transformation, il y a sa liberté, et non pas sa soumission. Cette dernière s’inscrit davantage dans un état de fixation. Il est soumis à ses propres états, lorsqu’il est en arrêt. Donc, toute la perspective du bonheur est associée à un mouvement continu de transformation, d’évolution, et donc de création.

 

Lorsque l’Être humain vient sur cette Terre, bien sûr parce qu’il s’incarne, parce qu’il s’associe à un corps, parce qu’il s’associe à la matière, il y a un risque, un piège qu’il s’y identifie, et vous reconnaîtrez que le piège fut rencontré par plusieurs autour de vous! Il est donc important que les Êtres humains entre eux puissent se reconnaître comme étant universels, et cette reconnaissance des Êtres permet à chacun d’éviter le piège de l’identification à son corps, donc d’éviter le piège de la recherche de l’amour associée simplement à son corps ou à sa personnalité.

 

En d’autres termes, le point central permettant à l’Être d’évoluer vers la joie, est cette compréhension que l’amour qu’il recherche, qu’il veut ressentir et qu’il peut obtenir est en soi une reconnaissance de tout son mouvement créateur et universel, et non pas un regard sur sa personnalité, ou encore moins son corps, comme étant appréciée d’un Être ou de plusieurs. Toute la nuance est dans cette compréhension et cette sensation de l’amour.

 

Est-ce que l’Être se sent aimé par ce qu’il fait, par ce qu’il est dans son action, dans son corps, dans ses tentatives de satisfaire les autres ou est-ce qu’il se sent aimé par ce qu’il est, parce qu’il est réel, en mouvement, universel, parce qu’il est lumineux? Chaque Être humain recherche bien sûr cet amour. Pourquoi? Parce que l’amour, c’est la sensation d’union, c’est la sensation de présence à la vie, d’inscription, nous dirons même de fusion dans la vie. Lorsque l’Être humain s’incarne, il a l’impression qu’il est divisé, identifié à un corps, et il veut bien sûr retrouver cette sensation profonde d’être uni à la vie. Alors, il recherche l’amour reconnaissance de ce qu’il est, c’est-à-dire qu’il est universel, aimé par ce qu’il est.

 

Or, ce sont les Êtres humains qui vont offrir cette reconnaissance aux autres Êtres humains. Bien sûr, chaque Être peut aller retrouver au plus profond de lui-même cette connaissance d’être universel. Il peut aller retrouver au plus profond de lui-même cette sensation d’être lumière. Toutefois, lorsque les Êtres humains, ensemble, sont dans cette conscience, cette recherche individuelle de sensation de l’universalité est beaucoup plus simple, est facilitée.

 

Alors, des Êtres veulent être aimés. Voilà le point de départ. Les Êtres humains veulent être aimés et vont rechercher cet amour dans le regard des autres. Le regard qui se pose sur quoi? Sur leur lumière en mouvement ou sur leur corps et leur personnalité, leurs agissements ou sur leurs tentatives de les satisfaire? Voilà les questionnements qu’un Être doit se poser intérieurement.

 

Que tente-t-il d’exprimer dans cette incarnation? Tente-t-il d’exprimer par ses mouvements, ses paroles, ses gestes, ses actions certains éléments recherchés, attendus par d’autres pour obtenir leur regard amoureux, ou tente-t-il d’exprimer la vie, la beauté de l’Univers sur cette Terre à sa façon afin de reconnaître à l’intérieur de lui une véritable vibration, une véritable pulsion? Voilà le véritable questionnement de chaque Être.

 

Bien sûr, ce questionnement, à la fois le plus important et le plus libérateur pour l’Être, est certes confrontant pour chacun des Êtres. Il le confronte à ses choix passés et à ses choix actuels. De là, nous vous dirons qu’il est fondamental, pour qu’un Être puisse se libérer de ce qui l’emprisonne, qu’il choisisse de ne pas se culpabiliser quelles que soient ses découvertes.

 

Dès qu’un Être se juge, s’évalue et se rend coupable, il ajoute un poids. Afin de pouvoir survivre au poids de son propre regard sur lui-même, il pourra tenter de fermer ses yeux, de faire fi de ce qu’il est, et ce faisant, alors il n’a pas l’impression de se juger, mais il porte tout de même un inconfort, et d’autre part, en fermant les yeux, il résiste à sa véritable transformation.

 

Il est donc important que chaque Être s’autorise à ne pas se juger. Toutefois, le non-jugement et la non-culpabilité ne signifient pas la complaisance, c’est-à-dire l’autorisation à toutes les voies distorsionnées, à toutes les distractions, à toutes les formes de compensation. Le non-jugement et la non-culpabilité sont une forme d’amour et de respect de l’Être envers lui-même. C’est une forme de compassion. La compassion ne signifie pas qu’il n’y aura pas de transformation. C’est une compréhension profonde qui permet à l’Être de continuer son chemin.

 

Observez les moments de votre vie où vous fûtes jugé de l’extérieur et voyez comment cela altère votre capacité d’avancer et de changer, comment cela vous contracte. Imaginez une situation dans un cadre professionnel, par exemple, ou dans un cadre affectif. Lorsque vous recevez un jugement et que vous devenez coupable, vous voilà fort hésitant à poser le prochain pas. Lorsque cette évaluation provient de vous-même, elle est beaucoup plus terrible. Pourquoi? Parce que, inconsciemment, votre Être sait que s’il n’est pas dans le respect profond de lui-même, si lui ne peut pas s’aimer, qui le pourra?

 

Bien sûr certains Êtres ont de la difficulté à s’aimer. Vous en connaissez quelques-uns, certains intimement. Difficulté. Mais plus le jugement augmente, plus le déni de l’Être augmente, et plus il y a cette forme de sclérose, d’inaction, de difficulté de transformation. Alors, entre le non-jugement et la complaisance, c’est-à-dire l’acceptation insouciante, naïve et béate d’aspects de l’Être l’entraînant dans la distorsion, il y a bien sûr une voie du milieu, c’est-à-dire une compréhension de l’Être et une disponibilité à changer progressivement. Voilà l’espace entre la culpabilité et l’insouciance, l’autorisation de se transformer progressivement.

 

Voilà que nous sommes simplement dans une introduction. Il nous faille bien comprendre l’Être humain dans ce qu’il est, comprendre son mouvement et ses appréhensions, avant de l’amener à observer ses désirs et avant de lui suggérer de s’en libérer. Sinon, il n’y aura que des résistances à cette voie. Or, quelle est la nature profonde des désirs? Comment naissent les désirs? Rappelez-vous que nous n’entendons pas, par désirs, cette pulsion véritable à vivre le bonheur, la joie pure et l’extase. Nous entendons, par désirs, la projection du pouvoir d’un élément à créer ce bonheur, ce qui est fort distinct.

 

Pourquoi un Être projetterait-il vers un élément ce tel pouvoir de créer en lui une joie ou un bonheur? Parce que l’Être est intérieurement conscient. Même si, intellectuellement ou mentalement, il est inconscient, cellulairement, il porte la conscience que sa joie et son bonheur sont réellement dans une forme d’union de lui-même à ce qui vit autour de lui. Nous vous l’avons exprimé dans d’autres mots, précédemment.

 

Donc, comment pourrait-il s’unir ou sentir qu’il est uni à la vie autour de lui? En observant cette vie et en ressentant ses inspirations pour s’exprimer et créer, de telle sorte qu’il sente qu’il en fasse partie intégrante. Cela est naturel, n’est-il pas? Or, lorsque l’Être observe cette vie, lorsqu’il commence sa vie, que capte-il? Il va capter des attentes des Êtres autour de lui, de son environnement, des attentes de sa conformité, des attentes de son expression. En d’autres termes, autour de lui, quel que soit ce autour de lui, il y a une projection vers lui. Voilà que nous renversons les rôles!

 

Chacun d’entre vous aura senti qu’est projetée vers lui une attente. Il devient donc, jusqu’à un certain point, un de ces éléments de désir d’un autre Être. Est projetée vers lui une attente qu’il soit d’une telle façon, qu’il s’exprime d’une telle façon, qu’il crée dans telle direction, pour se conformer à un ensemble, pour répondre à des exigences d’individus, et certes, comme il veut être aimé, il y a fort à parier qu’il va tenter de répondre à ce qui est projeté vers lui.

 

Rappelez-vous qu’être aimé, être reconnu comme étant uni au centre de la vie, au centre de l’Univers est certainement l’aspiration ou le besoin le plus ultime et le plus légitime de chaque Être. Alors, sachant qu’un Être veut être dans l’amour, donc dans l’union, et que sont projetées vers lui des attentes, alors il y a fort à parier que l’Être va tenter de répondre à ces attentes, c’est-à-dire de faire et d’être ce qu’il croit que les Êtres autour de lui veulent qu’il fasse et qu’il soit pour être aimable, donc, pour lui, pour être aimé.

 

Or, ce faisant, répondant ou tentant de répondre à ces attentes, que fait-il? Il va délaisser ses propres inspirations, ses propres pulsions à s’exprimer selon sa voie, son essence, son individualité. Allons un pas de plus, s’il vous sied. Non seulement il risque de délaisser, mais l’ampleur des attentes de son environnement pourrait faire en sorte qu’il risque de ne même pas entrer en relation avec ses pulsions.

 

Nous entendons, par pulsions, non pas les impulsions qui l’entraînent dans toutes les directions. Nous entendons, par pulsions, une énergie de création, une énergie de vie associée à l’énergie kundalinique, à la shakti, une énergie de création à la fois universelle et individualisée. Donc, ou bien il va la délaisser, ou bien, dans certaines situations, il ne va même pas entrer en relation consciente avec cette énergie. Il sera rapidement appelé ou happé par les demandes de l’extérieur.

 

Donc, il tente de répondre à ce que tout son environnement lui témoigne comme étant ce qu’il a à offrir pour être accepté, pour être aimé. Or, les Êtres autour de lui ne seront jamais totalement satisfaits de ce qu’il offre. Pourquoi? Parce qu’un Être humain ne peut pas se satisfaire de ce qu’un autre Être lui offre pour vivre la joie pure et l’extase.

 

Voyez bien ce cercle vicieux qui se crée. Un Être humain ne peut sentir une satisfaction profonde, réelle, une joie que dans l’expression de ce qu’il est véritablement. Or, même si un Être tente de répondre à ses attentes, l’attente est beaucoup trop vaste pour qu’il puisse vraiment y répondre. Comment vous, par exemple, pourriez-vous faire en sorte qu’un Être – imaginez votre voisin, votre collaborateur professionnel ou votre conjoint ou conjointe – sente qu’il est totalement expressif de ce qu’il est lui-même?

 

Voilà qui est impossible, n’est-il pas? Qu’est-ce que vous pourriez faire pour que l’autre sente qu’il utilise pleinement tout son potentiel? Voilà une commande qui ne peut pas être remplie. Vous pouvez bien sûr stimuler un Être, vous pouvez bien sûr tenter de répondre à ses désirs. Vous ne pouvez pas vivre pour lui. Vous ne pouvez pas mettre en action toutes ses qualités, ses dons. Vous ne pouvez pas vous inscrire dans ses pulsions. Elles sont les siennes.

 

Donc, les Êtres ont toujours plus d’attentes, plus de désirs envers vous, plus de projections. Or, cela signifie que l’Être ne ressent pas une satisfaction profonde, une joie pure à sa vie. Il ne sent pas cette reconnaissance profonde, et pourtant, il la cherche! Il la cherche dans son travail, il la cherche dans l’affectivité. Il cherche toujours à être à la hauteur, et même plus haut que la hauteur! Il cherche l’image parfaite. Or, celle-ci n’est jamais suffisamment parfaite. Bien sûr, il peut développer une réussite, professionnelle, amoureuse, familiale, mais cela ne lui confère pas cet état de satisfaction profonde.

 

Alors, si l’Être ne vit pas cette satisfaction profonde, il va tenter d’aller vers des satisfactions plus circonstancielles, moins profondes mais assez agréables. Il va donc commencer à projeter ses propres désirs. Au départ, il cherche à remplir les désirs des autres. Cela n’est pas que philosophique. Observez les enfants. « Ils ont bien sûr leurs besoins » – direz-vous. Bien sûr, ils ont des besoins vitaux, mais ils cherchent à répondre aux désirs de leur environnement, de leurs parents, de leurs maîtres éducatifs, et bien sûr, ils sont souvent dans une sensation d’inconfort très rapidement, car en tentant de répondre aux autres, souvent, ils placent leurs pulsions en réserve. Que vont-ils apprendre très rapidement? Aussi à avoir des désirs, c’est-à-dire des éléments extérieurs qui provoquent des satisfactions immédiates, s’il y a obtention de ces désirs.

 

Nous dirons donc que ces désirs sont des compensations, des éléments satisfaisants, circonstanciels, périphériques, superficiels, qui permettent toutefois de continuer le chemin en recherchant un bonheur beaucoup plus inscrit dans l’Être. Or, plus ces désirs sont présents, plus ces satisfactions de surface sont présentes, et plus l’Être aura tendance à oublier qu’il recherche un bonheur profond, ou bien il s’imaginera que le bonheur profond est associé à un élément plus important qu’il peut désirer. Donc, plutôt que de désirer simplement avoir un bon repas à la fin de sa journée, il va désirer avoir une grande demeure pour préparer ce bon repas.

 

Il a obtenu ce bon repas et il a eu une satisfaction. Maintenant, comment pourrait-il faire en sorte que cette joie instantanée puisse être plus continue? Parce que l’Être humain ne veut pas vivre de petites joies ainsi. Il veut vivre des joies continues et, s’il vous sied, ne l’en blâmez jamais. Et nous vous dirons : S’il vous sied, lorsqu’un Être humain se présente devant vous dans la recherche d’une joie pure continue, infinie, alors ne tentez pas de le dissuader de sa recherche, car cela, non seulement est accessible, mais chaque Être humain accédera à cela un jour ou l’autre, dans une vie ou dans une autre, une sensation de joie pure et continue.

 

Donc, revenons à ce repas. Il est savoureux, il vous offre des joies du palais, et aussi des joies d’une détente, peut-être même des joies de l’estomac. Mais là, il y a certains risques que certaines joies du palais ne soient pas en accord avec les joies de l’estomac. Déjà là, il y a un piège. Il faudra bien que les joies du palais soient très grandes pour pouvoir supporter les désaccords de l’estomac.

 

Mais s’il y a ces joies, elles sont éphémères. Donc, l’Être aura d’autres désirs, qu’il espère être plus continus. Si le repas est éphémère, une demeure chaleureuse, somptueuse, lumineuse, elle, sera continue. Alors, s’il accède à cette demeure, il sera potentiellement – croit-il – dans un bonheur continu. Mais bien sûr, plusieurs d’entre vous ont vécu cette demeure lumineuse, chaleureuse. Or, il faille bien, dans cette demeure chaleureuse, un partenaire, car lorsque la joie de la demeure est ressentie, bien que l’Être puisse l’apprécier, la sensation de joie pure, elle, a cédé sa place à une forme de mouvement simple plus réduit.

 

Donc, l’Être aura un autre désir : qu’il y ait un partenaire ou une partenaire dans cette demeure. Lorsqu’il y aura le partenaire idéal dans cette demeure idéale devant un repas idéal, il y aura le bonheur pur continu. Or, même en faisant fi de tous les obstacles, de tous les écarts dans la construction de ces désirs, même en imaginant que le partenaire idéal se présente dans la maison idéale devant le repas idéal, il y a une forme d’accoutumance, et le bonheur – la satisfaction pure – est encore recherché dans un autre élément. Quel sera le prochain élément du désir?

 

Nous pourrions ainsi continuer longuement, n’est-il pas? Vous avez connu ce processus. Où s’arrêtera-t-il? Lorsque des Êtres ont une grande capacité de concrétiser leurs désirs, lorsque des Êtres, par exemple, sont très bien nantis matériellement, ont une santé très puissante, présentent une grande beauté, un grand charme extérieur, ils peuvent répondre à plusieurs désirs. Et lorsqu’ils répondent à tous les désirs, que se passe-t-il? Lorsque tous les désirs ont été assouvis et qu’il n’y a plus de désirs, que se passe-t-il? L’Être qui a orienté sa vie vers la satisfaction de ses désirs n’a plus d’orientation?

 

Vous observerez, car ces Êtres, il y en a plusieurs sur cette Terre, vont se diriger vers la recherche de sensations intérieures beaucoup plus grandioses, au-delà de ce que l’obtention de leurs désirs a permis. Ils iront vers des expériences ultimes, soit peut-être vers des changements d’états intérieurs causés par des drogues ou de l’alcool, ou vers une recherche spirituelle. En d’autres termes, lorsque tous les désirs d’un Être humain incarné ont obtenu leur réponse, l’Être cherche encore la joie pure, le bonheur et l’extase.

 

L’Être peut faire cette recherche dans différentes voies. Or, si des Êtres ont pu atteindre cet état où ils ont comblé tous leurs désirs, ils ont encore la possibilité de se détruire, c’est-à-dire par exemple qu’ils iront vers des actes, des gestes d’intensité pour ressentir une vibration, une sensation, ou ils iront vers des drogues pour vivre autre chose. Ils iront mettre en danger leur propre existence. Pourquoi? Pour vivre. Pour vivre intensément. Mais un très grand nombre d’Êtres n’auront pas pu se rendre à ce niveau. Pourquoi? Parce que dans la recherche de satisfaction de ces désirs, ils se seront détruits. Déjà, dans certaines compensations alimentaires, il y aura des destructions.

 

Déjà, certains Êtres, dans la recherche de bonheur projetée vers un autre Être, connaîtront des désillusions profondes, iront vers de telles tristesses. Certains vont s’anéantir, se juger, se détruire, parce qu’ils ont recherché dans l’autre leur bonheur. Donc, ce que nous vous disons est que les désirs entraînent l’Être dans la destruction, soit dans le parcours, soit à la fin du parcours, ou bien dans une voie spirituelle. Il vous faille observer cela.

 

Nous ne pouvons pas vous convaincre. C’est ce que nous vous disions, d’entrée de jeu. Afin de saisir ce propos et de permettre la libération, il faille qu’il y ait une expérience d’incarnation. S’il n’y a pas d’expérience d’incarnation, nous vous dirons : Allez vivre un peu! Allez vers les désirs! En fait, on ne vous dira pas : Cessez tous vos désirs. N’attendez pas cela de nous. Au contraire, nous allons dire : Tentez de combler les désirs.

 

Allez tenter de combler des désirs afin de vous rendre compte qu’en les comblant, il y a certes des joies du moment, mais il n’y a qu’un autre désir qui surgit. Celui-ci émerge de façon tout à fait naturelle parce que la joie, la satisfaction ne sont pas suffisamment intenses, continues, ne sont pas une réponse réelle, ne sont pas la réponse que l’Être attend, d’une part, et d’autre part parce que l’Être vit des inconforts dans cette recherche de satisfaction.

 

Donc, nous pourrions vous dire ceci : Allez, chères Âmes, allez tenter de répondre à tous vos désirs, et vous nous reviendrez lorsque vous serez las. Allez jouir de tout, et lorsque vous serez dans l’inconfort, dans la douleur ou que vous serez très las, revenez, et nous continuerons. Mais peut-être y êtes-vous déjà! Et peut-être avez-vous suffisamment ressenti d’inconforts ou peut-être avez-vous déjà ressenti suffisamment de lumière en vous pour comprendre que les désirs ne peuvent pas répondre à la véritable aspiration de l’Être et que la seule façon pour un Être humain de vivre le bonheur, la joie pure de façon continue est de ressentir en lui l’union à l’Univers et que celle-ci signifie mouvement continu créateur, parce que c’est ce qu’est l’Univers.

 

Lorsque vous voulez vous unir vraiment avec un Être pour sentir cette union, vous serez un peu comme cet Être, n’est-il pas? D’ailleurs, voilà une partie de vos malheurs! Lorsque vous voulez être uni à un Être humain par désir, par recherche de bonheur et que vous tentez de répondre à tout ce qu’il est et à tout ce qu’il veut, jusqu'à un certain point, vous vous détruisez tôt ou tard. Alors, vous nous direz : Quelle est l’union? Vous ne vous unissez pas à l’Être humain dans sa personnalité. Cela ne fonctionnera pas. Plusieurs d’entre vous avez déjà expérimenté cela. Vous allez vous unir à l’Être universel dans cet Être.

 

Vous vous unissez à un Être déjà en mouvement, déjà dans un mouvement créateur. Ce à quoi vous vous unissez, c’est sa lumière, et non pas sa personnalité, car vous risquez alors soit de vous dissoudre, vous, en tant qu’individu, soit, à l’inverse, d’avoir un rôle de pouvoir sur l’autre. Vous avez pu expérimenter les deux rôles, soit d’être au service d’un Être, soit d’avoir un pouvoir sur cet Être, et vraiment, après un certain temps, il n’y a pas une position qui est plus agréable que l’autre.

 

Jusqu’à maintenant, voilà tout ce propos, que vous saviez déjà, pour que l’on puisse ensemble constater que telle n’est pas la voie. Celle-ci est, pour un Être humain, d’entrer dans un mouvement créateur, c’est-à-dire dans une expression de lui-même. De lui-même. Il faille donc qu’il puisse retrouver au plus profond de lui cette pulsion de vie qui se définit. La pulsion de vie non définie, vous l’avez, bien sûr, sinon, vous ne seriez pas là. Vous ne seriez pas dans cette vie. Vous auriez quitté ce monde. Il y a une pulsion de vie.

 

Cette pulsion de vie, c’est l’énergie kundalinique. Cette énergie vous a permis de vous incarner, de naître, de croître, de continuer votre route malgré des douleurs, des insatisfactions, des déséquilibres, des moments difficiles. Il y en a eu plusieurs, pour vous, des moments difficiles physiquement, matériellement, affectivement, psychiquement, et vous avez continué votre route. C’est la pulsion de vie. C’est l’énergie shaktique. Elle est si puissante que vous continuez votre route. Alors, cette pulsion de vie, ne la reniez pas. Elle est toujours présente.

 

Maintenant, comment peut-elle, elle, se définir en vous pour que vous soyez dans la joie pure? Vous savez, la joie pure, c’est la joie du cœur. L’amour réel, c’est l’Être qui est dans ce mouvement universel créateur, qui vibre tant à sentir qu’il est uni à l’Univers qu’il a un amour pour lui-même qui rayonne et qui émane vers les autres. Voilà l’amour. Cela est au niveau du cœur. Alors, quelle est votre expression à vous?

 

Afin de mettre cet élément en place, cette expression, il faille que vous puissiez recontacter en vous quels sont vos dons, vos qualités, vos talents réels, purs et véritables, c’est-à-dire l’expression du Je Suis véritable, lorsque vous êtes disponible à vous-même. Lorsque, pour un moment, vous n’êtes plus à tenter, ni de satisfaire les autres, ni à la recherche de la satisfaction d’un désir, qu’est-ce qui existe en vous? Quelle est l’envie profonde, le goût profond? Comment la vie pourrait-elle se manifester? Si vous étiez totalement libre, que mettriez-vous en place? Donc, il y a cette sensation de vous-même.

 

Imaginons, par exemple, qu’un Être ressente au plus profond de lui-même qu’il est un artiste-peintre. Il se sent vivre et vibrer à imaginer même qu’il soit artiste-peintre dans sa vie, et un autre à ses côtés se sent vibrer et se réjouit dans la perspective qu’il pourrait collaborer à la santé des Êtres humains. Donc, l’un est artiste-peintre, l’autre est potentiellement un Être qui œuvre pour la guérison des Êtres humains, et l’autre ressent qu’il a vraiment des talents au niveau de la transformation de la matière, qu’il peut, par exemple, construire des demeures.

 

Voilà cet élan qui se manifeste, qui se concrétise dans un mandat. Maintenant, la sensation de cela ne sera pas encore suffisante pour permettre à l’Être de se libérer. Pourquoi? Imaginons l’Être qui ressent en lui ce don, ce talent pour la peinture. Il peut simultanément ressentir que des Êtres ont des attentes et des envies de peintures. Alors, à partir de son don de peinture, il pourra tenter de rechercher à satisfaire les Êtres autour de lui. Et voilà, nous sommes à nouveau dans le piège!

 

Et voilà l’Être qui a des talents pour la construction qui tente de répondre à chaque projection vers lui. Alors, il met au profit des autres ses talents. « Voilà déjà qui est un peu plus satisfaisant » – direz-vous. Toutefois, si l’Être est artiste-peintre et qu’il fait plutôt la cuisine, il peut sentir déjà des contractions. Seront-elles plus grandes que s’il peint mais en le faisant pour remplir les demandes des autres?

 

Nous ne pouvons répondre à ce questionnement, car s’il ne parvient pas à jouir de sa peinture parce qu’il peint pour répondre aux autres, il pourra se sentir plus prisonnier que s’il fait la cuisine pour eux, parce que cela pourrait être une plus grande désillusion. Imaginez vous exprimer à partir de vos talents véritables et vous le sentez, et vous n’êtes pas heureux. Il y a là une grande désillusion qui peut être beaucoup plus destructrice que lorsque vous vous exprimez à partir d’un élément qui n’est pas vôtre, car à ce moment, il pourrait toujours rester un espoir.

 

Alors, comment orienter tout cela? Orientation. Voilà le terme qu’il faille mettre en évidence, en lumière : orientation de l’Être. Orienter ses talents, orienter l’utilisation de ses dons. Comment va-t-il les orienter? Voilà les idéaux qui ont à naître, les idéaux qui permettent à l’Être une orientation. Il utilisera ses talents dans une direction, dans une orientation particulière qui fera en sorte qu’il va se respecter.

 

Bien sûr, n’allez pas, ici, trop rapidement fermer la porte. Nous sommes à observer l’ultime de l’Être. Par la suite, nous observerons comment tout cela peut se mettre en place. Voyez plutôt les fondements de la vie, le mouvement de l’Être qui se respecte profondément. Un idéal ou des idéaux sont en soi un soleil, une étoile, qui permettent à l’Être de s’orienter, de tracer une voie dans son existence, une perspective, une direction pour utiliser ses talents, et certes, dans cette voie, il pourra établir des buts à atteindre.

 

L’idéal n’a pas à être atteint. Il faille dès lors bien le saisir. Notez-le bien, parce que si un Être inscrit qu’il faille atteindre l’idéal, alors il risque de vivre beaucoup de désillusions, beaucoup d’appréhensions et aussi des contractions, parce que si un Être porte comme idéal que son mouvement, son expression, sa peinture ou ses maisons sauvent le monde, alors, bien que cela soit possible, il risque de vivre de grandes douleurs, si l’idéal n’est pas atteint.

 

L’idéal a pour but d’éclairer un chemin, de créer une voie. C’est à cette étape qu’un autre piège se présente, celui de ne vivre que dans l’espoir de la réalisation de l’idéal, donc de vivre dans un rythme et dans une forme qui ne respectent pas l’Être dans tout ce qu’il est. En d’autres termes, il ferme les yeux sur tout jusqu’à ce que son idéal soit rempli. Il inscrit en lui qu’il ne vivra le bonheur et la joie que lorsque l’idéal sera atteint. Donc, il ne s’autorisera pas aux satisfactions sur le parcours que peut lui offrir son mouvement créateur même.

 

Là, il y a une fixation. Il y a le risque d’une voie d’ascétisme où l’Être ne s’autorise pas à jouir du repas. Il est toujours là, ce repas, vous savez, de la demeure lumineuse et chaleureuse, du conjoint aussi chaleureux! Pourquoi? Parce que, L’Être a alors une fixation, une projection vers l’idéal, et son idéal devient un désir. Il n’a fait que projeter vers un élément d’un autre niveau, beaucoup plus ultime, son bonheur. L’Être a confondu l’idéal à travers la hiérarchie de ses désirs. Il faille donc que l’idéal soit associé, non pas à ce qui va produire le bonheur, mais plutôt à ce qui va permettre à l’Être d’orienter l’utilisation de ses talents.

 

Alors, une vie peut s’écouler dans la tentative d’orientation. C’est pourquoi il est essentiel pour un Être humain de faire naître ses idéaux. L’idéal, dans la conscience qu’il inspire une lumière, ouvre une voie, guide des pas, permettra à l’Être, non seulement de s’unir à cet idéal, mais d’orienter sa vie. Pouvez-vous, en ces termes, comprendre qu’il s’agit d’un phare qui guide tous vos pas?

 

Combien de choix, combien de décisions se présentent à vous dans une vie, dans une année, dans un mois, et même dans une journée? Une multitude, n’est-il pas? Et souvent, il y a des décisions qui sont simples, très affirmées, parce qu’il y a des désirs dans une direction, et quelquefois, il y a beaucoup de confusion. L’idéal permettra aux choix d’être facilités.

 

En allant vers ce qui vous est présenté, êtes-vous toujours dans la direction de votre idéal? Si vous n’y êtes pas mais que vous êtes très appelé vers ce choix, alors voilà une suggestion, un appel à réitérer, à revoir vos idéaux. Sinon, le choix est simple. Vous avez plusieurs choix vous offrant plusieurs voies. Lesquelles sont en direction de votre idéal? Voilà comment les idéaux vous permettent à chaque jour une guidance réelle. L’union à ces idéaux facilite votre vie, et certes, progressivement, va vous permettre de relâcher votre attachement à vos désirs.

 

Pourquoi êtes-vous attaché à vos désirs? Parce que ces désirs les plus simples, lorsqu’ils se concrétisent, vous offrent des joies, et les autres vous offrent un espoir. L’idéal va non seulement remplir ces rôles, mais surtout, simultanément, va vous permettre d’orienter l’utilisation de vos talents, de votre création.

 

Lorsque nous vous disons Maître de vous-même, nous vous disons : Vous êtes un Être incarné, vous avez des talents, vous avez des idéaux, et ceux-ci vous guident dans l’utilisation de vos talents. Cela ne signifie pas que vous avez des œillères et qu’aucune autre forme de vie ne peut exister simultanément. Au contraire, il faille que vous soyez des Êtres vibrants, que vous puissiez goûter cette vie totalement, en jouir. Alors, bien sûr que toutes les joies que vous ne voulez pas délaisser, les joies du palais, par exemple, les joies de certaines relations affectives, les joies de certaines activités, toutes les joies que vous avez peur de perdre dans une vie spirituelle, pourquoi ne pourraient-elles pas exister?

 

Elles peuvent beaucoup mieux exister lorsque vous êtes dans cette direction, dans cette tentative d’expression de vos dons vers vos idéaux. Pourquoi? Parce que plus vous allez utiliser vos talents, plus vous allez utiliser cette énergie créatrice dans la direction des idéaux, et plus vous allez goûter des satisfactions, plus vous allez vous diriger vers un bonheur réel, donc plus vous pourrez aller vers ces éléments sans en abuser.

 

Si vous aimez ce que produit comme satisfaction un élément dans votre palais, pourquoi vous en priver? Toutefois, s’il y a pour vous des satisfactions dans votre voie, ce goût au palais n’a plus le pouvoir sur vous qu’il avait. Il n’est plus le seul élément de satisfaction du jour, ou il n’est plus un des éléments parmi plusieurs ainsi. Donc, vous le goûtez, il vous plaît, mais il n’y a plus cette nécessité de compensation qui entraîne la destruction, quel qu’il soit.

 

Nous utilisons la joie du palais, mais nous pouvons utiliser aussi la recherche d’une satisfaction ou d’une image de vous-même dans le travail professionnel. L’un ou l’autre entraîne l’Être dans sa destruction, dans un abus de lui-même. Plus vous êtes dans cette orientation vers les idéaux, plus vous vous unissez à vos idéaux, et plus vous pourrez jouir de tous les éléments de la vie sans qu’ils ne vous détruisent. Voilà qui est loin de l’ascétisme!

 

Nous vous dirons ainsi : Mangez tout ce que vous voulez! Mangez-en dans toutes les quantités que vous voulez! Pourquoi? Parce que vous savez que vous ne serez pas dans l’abus. Pourquoi l’abus? Pourquoi abuser d’un travail? Pourquoi abuser d’une relation sexuelle? Pourquoi abuser de nourriture? Pourquoi les Êtres abusent-ils jusqu’à se détruire, croyez-vous? Parce que leur satisfaction vient de là. Alors, ils en veulent plus! C’est simple.

 

Mais si la satisfaction, la joie, vient de la voie, alors ils peuvent aussi goûter tous ces éléments, en profiter bien davantage, car il n’y a plus la nécessité d’obtenir toute la satisfaction d’eux, et là, ils ont une satisfaction déjà beaucoup plus grande. C’est ainsi que l’Être très orienté jouit beaucoup plus de toutes les formes de vie qu’un Être qui n’est pas orienté. L’idéal permet à l’Être de s’orienter.

 

Est-ce que nous vous avons transmis qu’il vous fallait faire des diètes? Est-ce que nous vous avons transmis qu’il fallait être dans la chasteté? Est-ce que nous vous avons transmis qu’il fallait ceci ou qu’il fallait cela? Non. Lorsque la vie d’un Être est orientée vers ses désirs, il est tôt ou tard soumis à une forme de diète! Il devra aller vers une diète alimentaire, une diète de travail, une diète sexuelle. Pourquoi? Sinon, il y a trop de poids, trop de destruction. «Il doit se modérer» – direz-vous. Vous êtes-vous rendu compte qu’une diète est extrêmement frustrante pour un Être humain?

 

Diète signifie une forme de jeûne, une forme de contraction. L’Être doit se limiter. Nous vous disons que l’Être est illimité, et là, il faille se limiter. Comment cela peut-il se placer dans une voie spirituelle? Spirituellement, nous disons:  L’Être est parfait, il est illimité», et pour ce faire, il faudrait qu’il se limite. Vous voyez que cela ne tient pas la route!

 

De par nature, toute contraction, toute diète, toute limitation ne crée pas la joie chez un Être. Donc, sentez-vous bien naturel. Si cela est difficile pour vous, cela est naturel. Vous êtes sur la bonne voie.

 

On ne vous a pas dit : Éliminez un désir. L’on vous a transmis ce que créaient les désirs. Nous vous avons dit aussi : N’allez pas dans la culpabilité. Alors, comment se libérer des désirs sans se limiter et sans culpabiliser? Il faille changer de perspective. Tant que votre vie est orientée vers les désirs, qui apportent des satisfactions mais dont il faille se limiter afin de ne pas se détruire, cela crée de plus en plus une atmosphère désagréable.

 

Or, ce que nous vous disons, simplement, c’est : Laissez ces désirs exister, et orientez votre vie à partir des idéaux. Faites renaître les idéaux, et si vous n’êtes pas certain des idéaux, alors rééditez-les à chaque jour. N’allez pas fixer vos idéaux une journée, et voilà, vous devez les suivre pour toute votre vie. Imaginez que vous vous soyez confondu et que votre idéal émergé soit à nouveau un désir.

 

Il vous faille être de plus en plus uni à ces idéaux, donc qu’ils puissent vivre en vous, s’affiner, s’exprimer, être ressentis. L’idéal n’est pas défini intellectuellement, il est ressenti intérieurement. C’est un appel de l’Être. Déjà, parce qu’il existe, l’Être vibre. Il apporte un sens à cette vie, à cette incarnation, en lui fournissant une orientation. De cette façon, déjà, il permet une moins grande propension à la dépression, celle-ci étant une perte de sens de la vie. L’idéal nourrit le sens de la vie.

 

Comment pouvez-vous aller vers cet idéal à partir de vos talents, de vos dons, et non pas de ce que vous devez apprendre? Il faille que ce soit vibrant, qu’il y ait une sensation de joie. Si vous devez aller vers une voie qui est pour vous contraignante, lourde, difficile, désagréable, contractée, destructrice, alors c’est parce que vous allez vers cet idéal, mais non pas avec vos talents. La relation dons et idéal doit être directe. L’utilisation des talents sans idéaux pour la satisfaction des autres peut vous détruire. La direction vers un idéal à partir des éléments qui ne vous correspondent pas peut aussi vous détruire.

 

Donc, il y a un rapport juste, et ce rapport juste est à l’intérieur de vous. Il s’établit par inspiration dans un espace d’intimité. Il ne vous sera pas dicté, ni par vos parents, ni par l’église, ni par votre école, ni par qui que ce soit. Il peut vous être, bien sûr, éclairé. Vous pouvez recevoir certaines stimulations. Il peut y avoir des éléments extérieurs qui vous éveillent, mais qui vous éveillent à vous-même.

 

Il ne peut être que ressenti. Ressentir vos dons, vos talents, cela ne signifie pas que ces talents n’ont pas à être développés, vous savez. Un Être peut ressentir un appel vers la peinture et être totalement inhabile à la peinture et il devra expérimenter, voire même aller vers une certaine formation, peut-être, mais il n’y sera pas dans un labeur. Même s’il a des difficultés à laisser émerger ce talent, il aura déjà un plaisir. Il faille que vous saisissiez que si l’Être a cet appel vers ce talent, qu’il a un idéal, et même s’il doit aller avec certains efforts pour faire renaître ce talent, il prendra plaisir à ces efforts. C’est cela, la notion de joie. Ce n’est pas une joie de simplement un instant. C’est une joie beaucoup plus profonde.

 

Lorsque l’Être s’unit ainsi, lorsqu’il permet cette corrélation juste entre dons, talents, qualités et idéaux et qu’il inscrit cela progressivement dans sa vie, alors, peu à peu, les désirs vont se dissoudre. Peu à peu, sans aucune forme de diète! C’est joyeux, n’est-il pas?

 

Alors, par exemple, s’il y a un élément que vous désirez ou un désir même que vous obtenez, auquel vous êtes attaché, qui existe dans votre vie, ne tentez pas de vous en libérer. Ne faites pas d’efforts. Ne tentez pas de le dissoudre. Voilà qui vous étonne, n’est-il pas? Vous savez, il y a un piège important, et des Êtres autour de vous ont vécu ce piège. Dans une conviction qu’un désir pour eux était destructeur, ils ont fait de grands efforts pour s’en libérer. Ils ne s’en sont pas libérés. Ils l’ont occulté. Ils ont occulté le désir, ils ont arrêté leurs pas pour satisfaire ce désir, mais rien ne l’a remplacé. Ils se sont détruits.

 

Imaginons, par exemple, un Être ayant de grands désirs sexuels qui, dans une grande aspiration spirituelle, choisisse la chasteté. S’il n’est pas dans l’utilisation de ses talents profonds vers un idéal très bien défini, si c’est une inscription influencée – par exemple, un Être, influencé par son environnement, a choisi que telle forme de religion devait être son parcours – alors, il va vers la chasteté. Devons-nous poursuivre l’exemple ou avez-vous suffisamment observé le monde autour de vous pour comprendre les distorsions que cela a créé?

 

Il y a des Êtres qui, bien sûr inspirés par leur idéal spirituel, ont utilisé des talents de prêcheur, des talents d’enseignant, des talents de guérison qui, dans cette voie, ont vraiment pu être de grands créateurs et, certes, ont canalisé cette énergie sexuelle. Mais certains Êtres n’ont pas pu le faire, et cela a ouvert la porte à moult déviations. C’est un exemple extrême pour que vous saisissiez ce qui se crée lorsque l’Être paraît fort, tente d’éliminer un désir qui n’est pas, remplacé par une voie qui aspire l’Être et l’entraîne vers une joie réelle.

 

Cela est vrai pour les compensations et les désirs. Par exemple, il y a des Êtres parmi vous qui tentent d’arrêter de fumer. Si, pour un Être, fumer ce tabac apporte un moment de joie, de satisfaction, de détente, sachant que cela est aussi destructeur, ils peuvent faire un effort pour cesser, mais si cela n’est pas remplacé, ils vont occulter, se contracter, et souvent remplacer par un élément aussi destructeur.

 

La perspective que nous vous présentons, le regard spirituel, ne consiste pas à enlever des éléments de votre vie, mais plutôt à vous orienter, à projeter votre regard dans une orientation et à entrer progressivement dans cette orientation de telle sorte que vous vous libériez de vos désirs, sans effort, simplement en choisissant de conserver votre regard dans une direction. Ce dont nous vous entretenons actuellement, c’est la voie spirituelle, et certes, quels que soient les rituels, quelles que soient les perspectives – parce qu’il y a différentes voies spirituelles – elles se présentent toutes à l’intérieur de cette grande voie.

 

Certaines voies spirituelles vous demandent de faire un petit effort, certaines autres vous suggèrent d’aller dans toutes les sensations afin de retrouver vos véritables sensations, mais voyez qu’elles sont toutes dans une même direction, celle d’en arriver à exprimer votre véritable Être vers l’idéal et que ce qui est destructeur puisse s’effondrer.

 

Nous allons vous proposer ces éléments, ici, avant de répondre à vos questionnements. Que l’idéal ne soit pas qu’un élément philosophique. Que vous puissiez écrire vos idéaux. Nous vous suggérons même d’avoir, vous savez, ce petit livret des idéaux en mouvance. Écrivez vos idéaux. Si vous reconnaissez l’importance des idéaux comme lumière de la lumière, écrivez-les, et n’hésitez pas à les voir se transformer.

 

Dans ce livret des idéaux, n’hésitez pas aussi à nommer vos talents, vos pulsions. Ne faites pas cela une fois dans votre vie, ni simplement lorsque tout va mal. Au contraire, lorsque tout va bien, c’est encore plus facile. Faites en sorte que ce petit livre soit vivant, actualisé, et que vous soyez jour après jour associé à vos idéaux.

 

Nous vous dirons qu’une recette joyeuse, simple et infaillible pour vous guider vers votre bonheur est qu’à chaque jour vous preniez quelques secondes pour réitérer vos idéaux et réitérer vos talents. S’il vous sied, n’ayez pas peur d’être dans l’orgueil. Vous n’avez pas à publier vos talents pour tous les Êtres. Affirmez-les intérieurement. Quelques secondes.

 

Voilà pour les idéaux. Maintenant, lorsque des choix se présentent dans votre vie, si vous ne savez pas quoi choisir, s’il y a confusion, ou si vous sentez que le choix que vous allez faire vous rend inconfortable, ouvrez votre livret. Est-ce que le choix respecte vos talents et vos idéaux? S’il ne les respecte pas directement, est-ce qu’il ouvre une voie vers le respect de vos talents et de vos idéaux? Il ne faille pas être borné, vous saisissez.

 

Il y a des opportunités qui ne sont pas une expression directe de vos talents mais qui ouvrent une voie à ce que vous soyez plus autonome pour aller vers vos talents ultérieurement. Alors, est-ce que l’opportunité peut nourrir, peut favoriser l’expression de vos talents vers vos idéaux, directement ou indirectement? Sinon, alors cette voie causera pour vous de grands torts. Soyez toutefois très honnête avec vous-même. Par exemple, il se peut qu’un travail vous soit proposé. Vous dites : « Je n’utilise pas mes talents réels. » Mais ce travail toutefois vous offre une certaine autonomie matérielle qui vous permettra peut-être d’utiliser vos talents par la suite. Soyez honnête avec vous-même.

 

Parallèlement, nous vous suggérons de nommer vos désirs. Vous n’avez pas à les publier. Nommez tous vos désirs. N’en oubliez pas dans de petits détours. Nommez tous vos désirs de telle sorte qu’ils ne vous avilissent pas, qu’ils ne vous contrôlent pas, que vous soyez très conscient : «Voici, j’ai tel désir, ce désir, ce désir.» Ne faites que les nommer, pour qu’ils soient présents à votre attention.

 

C’est simple! C’est tout. Vous attendiez une discipline difficile? Mais nous savons que vous ne le ferez pas et que nous nous retrouverons à nouveau.

 

Nous vous taquinons, certes.

 

S’il vous sied, fermez vos yeux un instant. Depuis plusieurs mois, nous vous avons suggéré, lorsque vous rencontrez un Être, de lui transmettre un élément qui vous fait vibrer, une lumière que vous reconnaissez en lui, afin de nourrir des aspects lumineux de cet Être. Alors, retrouvez un espace d’intimité avec vous-même et, dans cet espace d’intimité, laissez émerger de vous un Être qui est dans votre environnement. Ce peut être l’environnement professionnel, affectif, familial, amical. Laissez émerger un Être, et imaginez que vous vouliez collaborer à ce qu’il s’unisse à ses idéaux pour se libérer de ses désirs. Que pourriez-vous faire? Sûrement pas continuellement lui dire qu’il a ce désir qui le détruit. Vous allez mettre en lumière un de ses talents ou un idéal que vous percevez en lui.

 

Alors, portez votre attention sur cet Être et tentez de ressentir de lui quel idéal il vise, consciemment ou inconsciemment, quelle orientation totale ou partielle de cet Être vous inspire vous. Par exemple, vous sentez qu’un Être œuvre toujours pour la paix ou pour la santé, qu’il œuvre pour la justesse ou la justice. De cet Être qui a émergé en vous, il y a un aspect lumineux qui est associé à un idéal que vous aimez en lui. Faites-le ressortir maintenant.

 

Ce peut être de grands thèmes comme la paix dans le monde, comme la justice dans le monde, ou ce peut être quelque chose de beaucoup plus simple. Dans le cadre professionnel, il cherche toujours à ce que tout soit apaisé entre les collaborateurs. Voyez en lui ce qui vous inspire, et imaginez que, lorsque vous le reverrez, vous lui direz que cet aspect, cette lumière qu’il cherche vous inspire.

 

[silence]

 

Maintenant, laissez aller cet Être, sachant que vous pouvez faire de même avec tous les Êtres qui se présentent devant vous.

 

Laissez émerger de vous un désir que vous savez vous apporter une joie mais avec lequel vous n’êtes pas confortable.

 

[silence]

 

Tentez maintenant d’imaginer par quel autre désir ou par quel autre idéal vous pourriez modifier ce désir, si vous aviez à le faire.

 

[long silence]

 

Voilà, simplement, dans la paix et sans effort à l’intérieur de vous. Nous ne vous proposons que cela. Inspirez profondément, et à l’expiration, ouvrez vos yeux.

 

Nous vous avons proposé deux éléments : Observez chez les autres ce qui ressemble à un idéal qui vous inspire, et dites-le-leur, observez vos désirs et nommez-les. Si cela est possible, voyez comment vous pouvez les remplacer, mais sans effort. Chaque jour, précisez vos idéaux et faites vos choix conséquemment, et certes, vous pourrez vous transformer sans douleur, progressivement. Si les désirs ont provoqué souvent des douleurs, pourquoi provoquer des douleurs à s’en départir? Sans douleur.

 

Unissez-vous plutôt à la recherche de la joie intérieure profonde jour après jour. Observez autour de vous ce qu’est joie, et nommez-la bien. Plus vous vivrez dans l’observation, dans la recherche de la joie, plutôt que dans la tentative de ne pas être malade, plus vous serez confortable. En d’autres termes, cherchez la santé, et non pas à ne pas être malade. Cherchez la joie, plutôt que de chercher à ne pas être triste. Cherchez la lumière, plutôt que de chercher à éviter l’ombre.

 

Voilà, chères Âmes. Allez dans cette union aux idéaux sans attachement, sans provocation, mais jour après jour. Tout ce qui est nécessaire, c’est la présence à vous-même et la constance. Nous vous invitons à vivre, à vibrer, à ressentir la vie, à jouir de cette vie, et là, vous serez véritablement dans un chemin spirituel.

 

Accueillez notre Amour.

 

 

Les Énergies du Maître Saint-Germain

Le 23 janvier 2006

 

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